Les délibérations du conseil municipal de Prouville.

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Les conseils municipaux, mis en place dès la révolution, nous apprenne beaucoup sur l’histoire de la commune.

Les registres des délibérés sont de véritables mines d’informations pour comprendre la commune, et avoir une idée plus précise des conditions de vies de nos ancêtres.

Prenons par exemple le registre des délibérés de la commune de Prouville, entre 1801 et 1840 (E_DEP1104 – Archives Départementales de la Somme). On y trouve bien évidemment les prêtrises de serment, différentes selon les périodes.

Les noms et numéros des passeports délivrés aux habitants devant se déplacer hors du département, malheureusement sans la raison dudit déplacement.

Quelques feuilles de comptabilités, reprenant les dépenses de la commune, pour le règlement de factures.

Parfois, des informations sur d’autres communes, comme cet article dénommé « CORVEES » qui nous indique que plusieurs personnes ont aidé à dégager les gravats d’un incendie dans la commune de Agenville, située à 3 km de Prouville.

On y trouve aussi la description d’une douzaine de déserteurs ayant été amnistié par la loi du 24 floréal an X.

Le registre des délibérations indique aussi parfois la fixation d’un nouveau domicile, comme le couple TRIPET / VAGNIEZ, qui ne restera pas cependant pas très longtemps dans la commune.

Bien sûr, ces registres nous indique aussi d’autre choses, comme un délibéré de 1833 sur la rémunération de l’instituteur du village. Ici, Pierre Antoine OGER, à la fois instituteur et conseiller municipal était payé en nature. Il est voté un traitement annuel de 500 à 600 francs pour son œuvre, tiré des revenus fonciers de la commune, et des leçons faites aux élèves (30 centimes par élève pour apprendre l’alphabet et pour l’épeler, 40 centimes par élèves pour ceux qui apprendront l’alphabet, l’écriture et le calcul). Le conseil décide également de laisser 16 places aux élèves indigents, qui n’auront pas besoin de payer leurs places à l’école.

Enfin, on y trouve des déblocages de fonds exceptionnels, comme la délibération du 27 avril 1831 qui en l’honneur de la fête du Roi prévue le 1er mai suivant, décide de débloquer 40 francs du budget en vue de « faire participer les indigents de cette commune aux bienfaits dont le Roi se plait à donner l’exemple » et à donner « quelques divertissements pour les jeunes gens ». Au programme distribution de pain (pour les 2/3 du budget) et de poudre aux gardes nationaux pour décharge de mousqueterie de la veille au soir de la fête, ainsi que pour payer un violon pour la danse.

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